L’installation agit comme un révélateur par une transformation de la perception habituelle du lieu. Différentes strates de motifs oniriques sont suspendues à plusieurs niveaux, perturbant ainsi le classicisme de cette architecture patrimoniale. Par leur couleur, leur transparence, leur forme, ces objets animent l’espace au rythme de la course du soleil. À la manière d’un filtre solaire les éléments suspendus adoucissent ou révèlent l’intensité lumineuse, la cour devient un espace à part entière dans la ville, sorte d’oasis urbaine, fraîche et reposante.
Au sol un miroir d’eau se fait l’écran de se qui se passe au-dessus de nos têtes. Ainsi l’installation devient une sorte de fabrique d’images éphémères créés par les reflets, les zones d’ombre et de lumière. Ces images interagissent avec des évènements ordinaires poétiques tels que le passage d’un nuage, le vol d’un d’oiseau, ou la couleur du ciel. L’usager, spectateur est aussi amené à animer la scène : il est invité
à faire naviguer des bateaux de papier amenés à perturber ainsi l’image reflétée.
De cette interaction entre graphisme et architecture naît un espace propice à la rêverie et à l’imagination.
Maîtrise d’ouvrage
Association Champ libre
Mission
Complète (conception – réalisation)
Équipe
Nelly Reviriot,
designer graphique
Date
Réalisé juin 2008